La Bicyclette bleue, Régine Deforges

deforges

Les débuts de ce livre me fait beaucoup penser à la série Downton Abbaye que j’avais énormément appréciée. Dans les deux cas, on suit des personnages issus d’une classe sociale favorisée dans leur quotidien lorsque la guerre est déclarée. La peur de perdre les êtres chers et la volonté, parfois, de se rendre utiles viennent s’ajouter à la lecture des journaux et aux potins journaliers. On se retrouve plongé dans une étrange ambiance, où la vie continue comme s’il ne se passait rien, tout en ayant cette tension et cette peur cachée au fond de soi.

Dans La Bicyclette bleue, le lecteur suit Léa. Cette jeune fille pétillante incarne tout ce que je n’aime pas : l’égocentrisme, la manipulation, la pédance… et j’en passe. Cependant, ce qu’elle peut être attachante ! Avec cette candeur enfantine qui lui sied parfaitement bien, une jeune fille qui semble totalement perdue et qui, dans ses diverses manipulations, peut paraître être son propre pantin. Parfois son comportement est tel que je me demande si elle a vraiment conscience de la portée de ses actes. Et de ce fait, je n’arrive pas à lui en vouloir ou à mettre une distance que je pensais installer en commençant l’oeuvre.

L’écriture est très représentative de ce comportement tumultueux. Une phrase très douce, pleine d’insignifiance, peut être suivie d’une affirmation très dure. Ici, le front est entre les lignes. Il y a des périodes creuses et des offensives plus ou moins intenses. Les mots ont une force à ne pas négliger, ils peuvent tuer.

Mon cœur se serre et palpite tant, je m’inquiète tellement pour les personnages et m’indigne parfois de leur insouciance. Je me surprend parfois éprouvant une colère face à tous les dangers auxquels ils se confrontent. Malheureusement, je crains ne pas avoir leur courage.

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a prise au tripes et je me suis empressée d’entamer le second volet.

Citations

« – Mais tu m’aimes, tu me l’as dit. / – J’ai eu tort… Comment ne pas t’aimer comme on aime un bonheur impossible… / – Rien n’est impossible. Il faut seulement un peu de courage. »

« Vous ne savez pas que dans ce pays, on n’aime pas les Juifs ? Qu’on les considère comme moins que des chiens ? Et qu’il n’y a de bon Juif qu’un Juif mort ? »

« Les gens qui se dépensent trop dans la passion ou dans le tressautement d’une existence nerveuse, ne feront pas d’oeuvre et auront épuisé leur vie à vivre. ÉPUISER MA VIE A VIVRE… voilà ce qui m’arrive. »

« Sur le capot d’une voiture en flammes, le corps d’un bébé finissait de rôtir. »

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