101 avenue Henri-Martin, Régine Deforges

deforges

Les horreurs de la guerre continuent dans ce deuxième tome de La Bicyclette bleue. Les aventures de la jolie Léa s’enveniment et installent une tension palpable. C’est bien simple, je n’avais qu’une envie, me cacher sous ma couette afin de pas être découverte. De peur d’être accusée de complicité.

Malgré la dureté des mots utilisés par l’auteur, l’histoire se lit avec une avidité surprenante. Je l’ingurgite comme du petit lait, pouvant restée assise pendant des heures à tourner les pages.

Qu’il s’agisse de soirées mondaines, de repas copieux, d’une étreinte amoureuse, ou au contraire, que se soit un combat, des tortures toutes plus affreuses les unes que les autres, un viol collectif, la famine, l’auteure emploie des termes violents. En tant que lecteur, chaque mot nous transperce de haut en bas, de long en large. La torture est stylistiquement représentée. Les larmes sont bien là, dans les orbites, mais ne peuvent être extériorisées tant la poitrine est oppressée, la gorge serrée, le cœur, brisé.

J’ai un véritable coup de cœur pour cette Oeuvre de Régine Deforges. Et malgré la difficulté à accepter tant de souffrances, je lirai le tome 3. J’ai juste besoin d’une petite pause, toutes ces tortures commençant à envahir mon sommeil…

Citations

« Les détenus regroupés dans un coin se regardaient et machinalement se comptaient. Soixante-dix. Ils étaient soixante-dix… Soixante-dix hommes qui depuis la veille savaient qu’ils allaient mourir. »

« Moi, je ne peux pas attendre, je veux vivre, tu entends, vivre, […] »

« Ce que j’aime, chez vous, les femmes, c’est que, dans les pires situations, vous pensez à assortir les couleurs entre elles, à prendre le sac et les chaussures qui conviennent. Vous êtes comme des enfants : vous pleurez sur le sort d’un ami, deux minutes après vous parlez chiffons. »

« Je suis sûre que sur votre lit de mort vous parlerez encore de littérature. / – Le Ciel vous entende, c’est bien la seule chose qui vaille la peine de vivre. »

« […] être battu, cela prouve qu’on était le plus faible ; être roulé, cela prouve qu’on était le plus bête. »

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