Bilan lectures

Casse-Noisettes, E.T.A. Hoffmann et Lisbeth Zwerger

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Je découvre ce conte à 21 ans, oui ! Et en plus, sous forme d’album pour enfants ! J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la qualité des illustrations. Lisbeth Zwerger a le coup de crayon parfait pour les albums jeunesse : précis mais pas trop et un jeu de couleurs bluffant, qui colle sensiblement au côté onirique de l’histoire. Cette dernière est assez particulière. Je ne m’attendais pas du tout à une atmosphère si étrange. A vrai dire, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. C’est un conte que j’ai bien envie de rapprocher de La Princesse et la grenouille. L’amour est la solution à la malédiction. C’est beau, certes, mais si peu réaliste que même un enfant ne peut pas y croire. Et pourtant je me suis prise à me demander comment une issue aller être possible. Je n’avais pas vu les liens entre les personnages, j’ai été dupée. A partir de là, je ne peux que faire l’éloge de ce conte très bien mené.

 

L’Art de la guerre, Sun Tzu

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J’ai voulu tenter ce court ouvrage. Il s’agit d’un manuel, d’un guide, pour les commandants -ou futurs. Les conseils lus au fur et à mesure des pages sont souvent judicieux, mais bien plus faciles à dire qu’à mettre en action. Car la guerre n’est pas toujours aussi prévisible qu’il ne le sous-entend dans son livre. C’était une lecture très longue, fastidieuse et je ne pense retenter l’expérience avec ce genre d’oeuvre.

Le Dernier ami, Tahar Ben Jelloun

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Tahar Ben Jelloun parle de l’amitié qui unit deux garçons, puis deux hommes. L’histoire de ces meilleurs amis m’a plue sans me transcender, jusqu’à la fin de l’oeuvre. Là, j’ai été très touchée par ce mélange de trahison, d’amour débordant et cette volonté de protéger la personne qui compte plus que tout à nos yeux. Parce que, parfois, c’est le regard de celui en qui on a le plus confiance qui nous fait le plus peur, qui est le plus lourd, le plus douloureux. L’amour n’a aucune limite, pas même la vie. Merci pour ce joli ouvrage, Tahar.

Blanche la colérique, Lison Pennec & Charlotte Melly

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Ce sentiment d’injustice, cette sensation d’être moins bien que les autres, ce besoin de dénigrer autrui pour se rassurer alors que l’on sait pertinemment que l’on ment. Ce malaise dû à l’incompréhension, à la solitude. Cette même solitude qui entraîne la mort… Blanche utilise la vulgarité et sa décadence pour exprimer sa colère envers un monde qui ne semble pas lui correspondre. Un monde bouché, qui ne veut pas d’elle et la rejette sans cesse. Une colère envers elle-même également. Une spirale infernale, sans aucune sortie visible. Une bande dessinée criante de vérité et on ne peut plus actuelle.

Un cabinet d’amateur, Georges Perec

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Georges Perec est connu pour son style très particulier, très complexe. Et cet ouvrage n’y a pas échappé. A chaque page je m’ennuyais ferme. J’ai beau avoir un certain amour pour l’art, lire de longues énumérations de tableaux ne m’ont pas donnée de coup de cœur. Malgré tout, à chaque fin de paragraphe je me demandais ce que l’auteur avait caché dans cette énième liste. Parce que je savais que ça tramait quelque chose. Mais quoi ? Et je m’attendais à une enquête, parce que je sais que Perec aime les enquêtes et placer le lecteur au même niveau que l’enquêteur. Mais finalement, ça a été comme ça jusqu’au bout, jusqu’à ce que le dernier paragraphe délivre la clé. Le sens caché. Et là je me suis dit qu’il faudrait le relire entièrement mais je n’ai pas eu la foi. Je pense que son écriture est vraiment trop perchée pour moi.

« Un cabinet d’amateur n’est pas seulement la représentation anecdotique d’un musée particulier ; […] c’est une oeuvre qui bascule d’un univers proprement onirique où son pouvoir de séduction s’amplifie jusqu’à l’infini, et où la précision exacerbée de la matière picturale, loin d’être sa propre fin, débouche tout à coup sur la Spiritualité vertigineuse de l’Eternel Retour. »

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Revue : Poudre compacte matifiante naturelle Benecos

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Prix/quantité : 7,50€/9g

Ce qu’en dit la marque : Poudre compacte naturelle pour un teint unifié et mat. Certifiée BDIH.

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Ce que j’en dis : Il s’agit ici de ma première poudre compacte naturelle. Le produit est présenté dans un boitier en plastique pas forcément beau et qualitatif mais qui tient tout de même la route. Il suffit à protéger des légers chocs possibles lors de séjours. Ma peau est déshydratée mais normale. Malheureusement, cette poudre ne peut pas faire de miracles pour palier à la brillance d’une crème trop riche pour ma peau. Néanmoins, elle se défend bien puisqu’avec une crème plus adaptée, la matité est correcte. Et quel plaisir de pouvoir se tartiner le visage sans pour autant finir avec un vilain effet plâtré. Non, cette poudre a un rendu très naturel, elle ne se voit pas du tout. Le tout en unifiant très bien le teint. Elle est légère, se prélève et s’applique aisément avec un gros kabuki. Franchement, c’est un très bon rapport qualité/prix.

Qu’attendez-vous particulièrement d’une poudre ? En avez-vous trouvé une qui répond parfaitement à vos attentes ?

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101 avenue Henri-Martin, Régine Deforges

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Les horreurs de la guerre continuent dans ce deuxième tome de La Bicyclette bleue. Les aventures de la jolie Léa s’enveniment et installent une tension palpable. C’est bien simple, je n’avais qu’une envie, me cacher sous ma couette afin de pas être découverte. De peur d’être accusée de complicité.

Malgré la dureté des mots utilisés par l’auteur, l’histoire se lit avec une avidité surprenante. Je l’ingurgite comme du petit lait, pouvant restée assise pendant des heures à tourner les pages.

Qu’il s’agisse de soirées mondaines, de repas copieux, d’une étreinte amoureuse, ou au contraire, que se soit un combat, des tortures toutes plus affreuses les unes que les autres, un viol collectif, la famine, l’auteure emploie des termes violents. En tant que lecteur, chaque mot nous transperce de haut en bas, de long en large. La torture est stylistiquement représentée. Les larmes sont bien là, dans les orbites, mais ne peuvent être extériorisées tant la poitrine est oppressée, la gorge serrée, le cœur, brisé.

J’ai un véritable coup de cœur pour cette Oeuvre de Régine Deforges. Et malgré la difficulté à accepter tant de souffrances, je lirai le tome 3. J’ai juste besoin d’une petite pause, toutes ces tortures commençant à envahir mon sommeil…

Citations

« Les détenus regroupés dans un coin se regardaient et machinalement se comptaient. Soixante-dix. Ils étaient soixante-dix… Soixante-dix hommes qui depuis la veille savaient qu’ils allaient mourir. »

« Moi, je ne peux pas attendre, je veux vivre, tu entends, vivre, […] »

« Ce que j’aime, chez vous, les femmes, c’est que, dans les pires situations, vous pensez à assortir les couleurs entre elles, à prendre le sac et les chaussures qui conviennent. Vous êtes comme des enfants : vous pleurez sur le sort d’un ami, deux minutes après vous parlez chiffons. »

« Je suis sûre que sur votre lit de mort vous parlerez encore de littérature. / – Le Ciel vous entende, c’est bien la seule chose qui vaille la peine de vivre. »

« […] être battu, cela prouve qu’on était le plus faible ; être roulé, cela prouve qu’on était le plus bête. »

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Revue : crème de douche à l’huile d’amande Cien

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Prix/quantité : 0,99€/300ml

Ce qu’en dit la marque : La crème de douche à l’huile d’amande nettoie votre peau en douceur, tout en lui apportant hydratation intense et confort. S formule exclusive enrichie en agents hydratants protège la peau du dessèchement. Les protéines de lait vous apportent une incomparable sensation de douceur. La crème de douche Cien à l’huile d’amande précieuse et à l’extrait d’abricot, spécialement conçue pour les peaux sèches, hydrate intensément votre peau et laisse un parfum envoûtant.

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Ce que j’en dis : J’aime tellement la texture crème, parfaite pour se laver en douceur. Je trouve que ma peau est ainsi moins asséchée qu’avec un produit lambda, même si je me rends bien compte que ça n’hydrate pas du tout pour autant. Il s’agit d’une texture plus épaisse, terriblement douce et cocooning. En ce qui concerne l’odeur, dois-je réellement épiloguer ? Vous devez savoir, depuis le temps, à quel point je suis fan de tout ce qui est à base d’amande. Et ce produit ne déroge pas à la règle avec sa senteur douce, chaleureuse et tellement apaisante ! Je respire à pleins poumons lorsque je l’utilise. Ironie du sort, ma sœur ne supporte absolument pas ce parfum alors qu’habituellement on a des goûts assez similaires en matière de soins ce qui me permet de bien l’enquiquiner ahah.

Que pensez-vous des produits lavants de la gamme Cien ?

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La Bicyclette bleue, Régine Deforges

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Les débuts de ce livre me fait beaucoup penser à la série Downton Abbaye que j’avais énormément appréciée. Dans les deux cas, on suit des personnages issus d’une classe sociale favorisée dans leur quotidien lorsque la guerre est déclarée. La peur de perdre les êtres chers et la volonté, parfois, de se rendre utiles viennent s’ajouter à la lecture des journaux et aux potins journaliers. On se retrouve plongé dans une étrange ambiance, où la vie continue comme s’il ne se passait rien, tout en ayant cette tension et cette peur cachée au fond de soi.

Dans La Bicyclette bleue, le lecteur suit Léa. Cette jeune fille pétillante incarne tout ce que je n’aime pas : l’égocentrisme, la manipulation, la pédance… et j’en passe. Cependant, ce qu’elle peut être attachante ! Avec cette candeur enfantine qui lui sied parfaitement bien, une jeune fille qui semble totalement perdue et qui, dans ses diverses manipulations, peut paraître être son propre pantin. Parfois son comportement est tel que je me demande si elle a vraiment conscience de la portée de ses actes. Et de ce fait, je n’arrive pas à lui en vouloir ou à mettre une distance que je pensais installer en commençant l’oeuvre.

L’écriture est très représentative de ce comportement tumultueux. Une phrase très douce, pleine d’insignifiance, peut être suivie d’une affirmation très dure. Ici, le front est entre les lignes. Il y a des périodes creuses et des offensives plus ou moins intenses. Les mots ont une force à ne pas négliger, ils peuvent tuer.

Mon cœur se serre et palpite tant, je m’inquiète tellement pour les personnages et m’indigne parfois de leur insouciance. Je me surprend parfois éprouvant une colère face à tous les dangers auxquels ils se confrontent. Malheureusement, je crains ne pas avoir leur courage.

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a prise au tripes et je me suis empressée d’entamer le second volet.

Citations

« – Mais tu m’aimes, tu me l’as dit. / – J’ai eu tort… Comment ne pas t’aimer comme on aime un bonheur impossible… / – Rien n’est impossible. Il faut seulement un peu de courage. »

« Vous ne savez pas que dans ce pays, on n’aime pas les Juifs ? Qu’on les considère comme moins que des chiens ? Et qu’il n’y a de bon Juif qu’un Juif mort ? »

« Les gens qui se dépensent trop dans la passion ou dans le tressautement d’une existence nerveuse, ne feront pas d’oeuvre et auront épuisé leur vie à vivre. ÉPUISER MA VIE A VIVRE… voilà ce qui m’arrive. »

« Sur le capot d’une voiture en flammes, le corps d’un bébé finissait de rôtir. »

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Revue : Gel-crème hydratante 24h hyaluron Alverde

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Prix/quantité : 2,95€/50ml

Ce qu’en dit la marque : Cette crème contient un complexe hydratant aux algues vertes et brunes, oligo-éléments,  minéraux marins et à l’acide hyaluronique, qui apporte une hydratation rafraîchissante pendant 24h aux peaux normales à mixtes. Elle combine les propriétés nourrissantes d’une crème avec la légèreté d’un gel pour protéger la peau de l’assèchement. Elle aide au rééquilibre de la peau et à la réduction de la production de sébum. Appliquer matin et soir sur la peau propre du visage, du cou et du décolleté. S’utilise aussi comme base avant le maquillage. Certifiée vegan et natrue.

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Ce que j’en dis : Je vous retrouve tristement avec un opinion plus que mitigé sur ce produit. Mais à qui la faute ? Parce que oui, il s’agit d’une crème hydratante que je me suis procurée en Allemagne, lors d’un séjour à Strasbourg. N’ayant jamais fait d’allemand, je me suis un peu plantée dans mon achat puisque j’ai acheté cette crème destinée aux peaux mixtes à grasses. Ce qui n’est, vous l’aurez compris, absolument pas mon cas. En revanche, ce que je trouve bizarre, c’est qu’elle est bien trop riche pour ma peau déshydratée, certes, mais normale.De ce fait, ma peau colle et brille de milles feux au bout de quelques heures à peine. De ce fait, je dois bien avouer que niveau hydratation il n’y a pas le moindre soucis je suis servie, même que ma peau est douce et éclatante. Le même produit en un peu moins riche serait MA crème idéale. #seum. Question odeur, elle ne remporte pas forcément de points non plus puisque rien de transcendant. Elle a une légère odeur de frais, une senteur revitalisante, mais delà à dire que ça sent bon je ne suis pas sûre.

Connaissez-vous la marque naturelle Alverde ?

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Jeux de glaces, Agatha Christie

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Le début de cette lecture a été fastidieux. Je ne parvenais pas à me repérer entre les personnages, dont les noms s’entremêlaient sans aucune logique. Ce qui n’est franchement pas pratique pour entrer dans une oeuvre… Je suis déçue, Agatha Christie m’avait tellement plue de A à Z avec Dix petits nègres ! En plus, j’étais vraiment mal à l’aise en lisant, c’est vraiment une ambiance malsaine qui nous entoure. Quelque chose me gêne, mais pas en bien. Un peu comme Ruth, qui a ressenti cette sensation étrange lorsqu’elle est allée rendre visite à sa sœur. Alors je ne sais pas si c’est voulu ou non, mais vraiment je coince.

Une fois le premier chapitre passé, la lecture a été plus simple et plus fluide. Elle n’est pas devenue transcendante pour autant, loin de là, mais l’idée d’abandonner en cours de route s’est estompée. Ce qui est déjà bien, j’aime terminer chaque livre entamé. Sinon j’ai l’impression de gâcher et de leur manquer de respect. Bizarre n’est-ce pas ? Je sais.

Le style d’Agatha Christie est néanmoins sans prise de tête, des mots de la vie de tous les jours, une expression fluide et sans heurt. Bien que j’avais moins de mal à le lire au bout d’un moment, je n’ai pas su me prendre au jeu. Je n’étais pas dans la peau du lecteur-enquêteur. Ça restera une lecture sans plaisir, quelconque, passive.

Je suis tellement déçue de ne pas avoir pris de plaisir pour cette quatrième lecture du #ReadingClassicsChallenge2018… Mais bon, ça fait parti du jeu !

Citations

« Quelle chose curieuse que l’amitié ! […] Leurs routes avaient divergé presque tout de suite et, pourtant, la vieille affection avait survécu. »

« Mais il a cette même manie de vouloir rendre tout le monde heureux. Comme si c’était possible. »

« Mais, chère demoiselle, nous sommes tous un peu fous, dit-il en s’effaçant pour la laisser entrer. C’est là le secret de l’existence ! Nous sommes tous un peu fous. »

« […] un décor, c’est quelque chose de bien réel. N’est-ce pas, Mr Restarick ? […] C’est fait avec des matériaux qui n’ont rien d’irréel… de la toile, du bois, de la peinture, du carton. L’illusion est dans l’œil du spectateur et non dans le décor lui-même. »

« J’ai toujours cru que je savais distinguer le vrai du faux. Il y a là une réalité… et elle me semble irréelle… Je peux donc me tromper sur tout… Mais qui peut bien vouloir m’infliger une mort aussi affreuse . Personne, dans cette maison, ne peut désirer ma mort… »

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